Nous vivons chaque jour un peu plus pleinement la mondialisation.
L’économie de marché est une invention miraculeuse qui en un temps record, ces trente dernières années, a sorti un nombre record d’humains, plusieurs centaines de millions, de l’extrême pauvreté ! Mais cela s’est accompagné aussi de l’accroissement des inégalités dont souffre encore une grande partie de l’humanité qui ne peut toujours pas jouir des droits humains universels.
Alors que certains chefs d’État font jouer la menace du choc des civilisations qui peut risquer de nous conduire à l’holocauste nucléaire ultime, nous devons comprendre que ce qui fait le lit des intégrismes, des racismes et du terrorisme, c’est la misère, le désoeuvrement et l’absence d’avenir pour encore malheureusement une trop grande partie de l’humanité! Ce sont ces inégalités de répartition de la richesse produite mondiale, qui pousse ces milliers d’Africains à venir mourir sur les barbelés de Ceuta et Melilla ou à sombrer en Méditerranée.
« Aujourd’hui la mondialisation ça ne marche pas, ça ne marche pas pour les pauvres du monde, ça ne marche pas pour l’environnement » : ce sont les propres mots de Joseph Stiglitz, prix Nobel d’économie. Les règles du jeu économique mondial ne sont souvent fixées qu’en fonction des intérêts des pays industrialisés avancés, et soyons précis de certains intérêts privés en leur sein, et non de ceux du monde en développement.
La mondialisation produit des gagnants et des perdants, et, tous les économistes vous le diront, elle produit plus de gagnants que de perdants, si bien qu’en théorie, les perdants pourraient être dédommagés et la situation de tous devrait pouvoir s’améliorer ! Or, ce n’est pas le cas, au contraire, on peut assister à un accroissement de ces odieuses inégalités !
Tant que les maigres institutions internationales qui existent pour l’instant ne seront pas véritablement transparentes et représentatives de toute l’Humanité, les peuples et nations souveraines ne leur donneront ni les moyens ni les pouvoirs d’imposer des mécanismes de compensation à l’échelle mondiale.
Nous, habitants des pays riches, parce que nous vivons dans des démocraties, et que nos dirigeants ne font que refléter nos préoccupations, nous portons une part de responsabilité dans la quasi inaction actuelle concernant les problèmes qui minent l’économie mondiale.
Nous Terriens du monde démocratique, nous portons en fait une triple responsabilité
-envers les Terriens défavorisés du reste du monde et de l’intérieur même de nos pays
-envers notre seule et unique planète Terre !
-et envers nos générations futures.
Lors des dernières élections présidentielles en France, pourquoi n’a-t-il été nullement question ou presque des problématiques internationales? Car le débat démocratique reflète les préoccupations des citoyens, car les politiques discutées ne sont que le miroir de nos angoisses !
Et pourquoi alors, nous citoyens, ne nous somme nous pas emparés de ces questions traitant du sort de tant de centaines de millions d’Humains réduits à l’insécurité, à la faim et à la précarité ? Parce qu’une grande partie d’entre nous ne se sent pas concernée, parce qu’on se résigne, parce qu’on pense que rien n’est possible, et que l’on croit utopique de penser pouvoir changer les choses à notre petit niveau.
Mais comment rester les bras croisés, quand on sait que le capital existe, que les économistes sauraient où et comment l’investir dans une optique de long terme pour que cela profite à tous plus équitablement !
Aujourd’hui, les agents économiques, que ce soient les nations ou les entreprises, ne sont pas incités à allouer ce capital disponible de manière optimale et dans le souci de vraiment réduire ces inégalités, et ce car il y a trop de méfiance réciproque, parce qu’on est obnubilé par le court-terme, et parce qu’on ne s’est pas doté de règles du jeu mondiales offrant suffisamment de garanties aux investisseurs !
Nous devons nous mobiliser pour accompagner la mondialisation économique d’une mondialisation politique !
Nous devons nous doter de règles du jeu communes, pour pouvoir adopter les règlementations mondiales qui donneront de bonnes incitations à ces agents économiques, ce qui permettra à l’Humanité de mieux canaliser les bienfaits de l’économie de marché et de la recherche du profit vers la réduction des inégalités et la préservation de l’environnement.
Voici quelques brefs exemples de l’hypocrisie généralisée qui caractérise les relations internationales, et dont nous, peuples démocratiques et souverains d’Europe, nous portons, de par notre ignorance ou notre inaction, une part de responsabilité !
Donc aujourd’hui, à l’aube de 2008, c’est aux peuples des démocraties de se prendre en main, car eux seuls ont le droit de s’exprimer, eux seuls ont les moyens de le faire, et car c’est notre devoir de citoyen du monde, c’est notre responsabilité aux yeux de l’humanité d’exiger de nos dirigeants des efforts plus véhéments pour que les institutions internationales soient plus efficaces, plus transparentes et plus représentatives!
En démocratie, les médias se doivent de faire écho et de relayer les opinions largement partagées, donc si nous nous mobilisons autour de cette cause, cette initiative que j’entreprends humblement auprès de vous, pourra, devra être médiatisée et contribuera, au moins, à ouvrir un débat, aussi large que possible, sur ces questions cruciales !
Il n’est pas d’utopie, ni de cause perdue en démocratie, si nous sommes nombreux à les soutenir !
Vous, vous et vous ! Vous pouvez d’ores et déjà vous rendre utile et apporter votre pierre à cet improbable édifice qu’est l’humanité réunie sans vous lever de votre siège, sans quitter votre ordinateur, en souscrivant à la pétition sur www.appeldu18janvier2008.com, et en envoyant le lien vers ce site à tous vos contacts mails, et en les invitant à faire de même auprès des leurs !
A l’heure de la révolution d’internet, la circulation de l’information est gratuite et instantanée, ô puissant levier que voilà ! Sur lequel nous appuyer pour promouvoir un humanisme neuf, un universalisme du XXIème siècle ! Car oui, quelle que soit notre couleur de peau, notre spiritualité, notre sexe, notre âge, notre orientation sexuelle ou notre handicap, nous sommes tous des fragments d’Humanité, nous pouvons tous prétendre aux mêmes libertés et droits fondamentaux, où que le destin ait choisi de nous faire naître !
Où que vous soyez, qui que vous soyez, je vous invite prendre part à cette initiative et à apporter votre signature à cette pétition ! Bilingues, trilingues, et autres polyglottes, votre aide est la bienvenue pour traduire cet appel dans un maximum de langues, et faire naître un mouvement aussi large que possible !
Notre appui à tous est nécessaire pour mettre en branle l’effort de pédagogie national, supranational indispensable à cette prise de conscience collective!
Le seul frein à ces idées et à la propagation gratuite et instantanée de cette pétition n’est plus que d’ordre psychologique. C’est ce sentiment de résignation consistant à se dire « de toute façon, cela ne changera rien » qu’il nous faut à tout prix combattre, car il n’appartient plus qu’à nous de diffuser ce message. Si un maximum de personnes joue le jeu, tout peut aller très vite. Alors pourquoi ne pas tenter ?